Kerikeri 220km : Welcome to the Jungle

18 octobre. 8 jours de marche + 1 repos : 220km. Arrivee a Kerikeri

Apres 4 jours dans la foret… Alors non, on va mettre les choses au clair tout de suite. Pour vous une foret c’est mignon, il y a de jolis chemins, des oiseaux, on va y promener le chien, les enfants et la belle mere…. la je vous parle de lianes qui n’arretent pas de se prendre dans ton sac a dos, dans tes pieds, des troncs tombes qui te coupent le passage que tu dois enjamber, ou bien enlever le sac a dos, pour le glisser sous le tronc et toi ramper en dessous… je parle de boue jusqu’a la cheville sur des kilometres ou tu ne sais pas si tu vas en premier lieu y perdre un baton de marche, une chaussure ou ta dignite en tombant dedans… des montee et des descentes a n’en plus finir a glisser dans la boue… Pas de ressources en eau et pas de place pour poser la tente pour un bivouac tant la vegetation et la boue tiennent la place…

Alors a partir de maintenant je ne parlerai plus de foret mais de jungle comme ca vous aurez une meilleur image mentale de la chose.

Depart mardi tout frais d’Ahipara, au petit matin, apres 2 ou 3 heures par une petite route il est temps vers 9h d’attaquer la montee dans Herekino. Il n’a pas plu depuis une semaine, ce n’est pas trop pire. Ca me fait penser a mes randos en Martinique et Guadeloupe. On y voit a 10m maximum et parfois il est difficile de dire si on est bien sur la bonne trace ou pas. Pas de ciel, pas de perspective, juste du vert. Un seul point d’eau indique dans Herekino, mais finalement je croiserai 2 ou 3 petits ruisseaux. Je casse la croute au pied d’un enorme Kauri et commence a me dire qu’il serait bon de sortir de la foret pour bivouquer car jusque la je n’ai pas vraiment vu ou il serait possible de planter ma petite tente…
Soudain dans un virage a quelques metres, un “wouf”, une tete de chien vient de disparaitre, bin ca alors, un copain…. je parcours les 10m, tourne a gauche, j’ai a peine le temps d’appercevoir 3 grands maori a une vingtaine de metre devant moi qu’une meute d’une douzaine de molosse, de type PitBull ou American Staff se ruent sur moi aboyant et les crocs prets a me tailler en piece. Aussi surprit que moi, les 3 chasseurs ont pousse la voix, mis de bonnes trampes, tenu de bonne poigne leurs molosses, en me disant que je pouvais tout doucement avancer mais que j’avais eut beaucoup de chance…

Bon a savoir, ici dans la foret les maori ne chassent pas au fusil… mais au chien… genre chien de combat quoi… il leur colle une balise GPS et ensuite les chiens font le boulot et vont butter le sanglier….

MERCI AMADINE POUR LES CONSEILS DE COMPORTEMENT A ADOPTER DANS UNE TELLE SITUATION

La descente finale pour sortir de la foret est vraiment raide, lasente disparait, il faut s’accrocher aux arbres. Quel bonheur d’en etre enfin sortit. Je trouve un bivouac a cote d’un cours d’eau, de quoi nettoyer mes fringues et enlever la boue aue j’ai un peu partout.

Pas de bol, la section suivante qui mene a Raetea est fermee suite a travaux forestiers…. merde … le detour rallonge bien d’une dizaine de borne… a coup sur ca m’obligerai de bivouauer dans Raetea, sur les cretes, dans la jungle… donc sans eau et avec des conditions merdiques…. si j’avais pu passer au plus court j’aurais pu esperer en echange d’une tres grosse journee de marche, soritr de la jungle avant la nuit…

j7: Reveil 4h30, depart 5h30

La mission est de gruger l’interdiction et de traverser les 5km de la zone de travaux forestiers avant l’arrivee des ouvriers… la chose est faite. Vers 9h j’arrive a depart de la montee de Raetea, de loinm j’appercoit 3 randonneurs, qui plient le camp et qui me font signe. Je les rejoins. Il s’agit d’un couple d’allemand, Maria et … , j’ai oublie son nom, ainsi qu’un americain. Ils ont bivouque la. Je prends mon petit dej et les laisse prendre de l’avance. Une fois le petit dej termine je les vois revenir vers moi: ils s’etaient trompe de chemin… ils m’apprenent qu’ils naviguent avec le livre du Te Araroa qui donne de la carto 3D de type google earth et une description du parcours… pour rien au monde je ne me fierai a ca. Jamais sans ma carte topo au 1/50 000.

Finalement on se fait la montee ensemble. J’ai deja 3h de marche dans les jambes, eux sont tout frais, mais deja je vois que l’on a pas le meme rythme. Arrive a la lisiere de la foret, Maria me dit “passe devant, tu as de grands jambes, tu vas plus vite que nous, on se retrouvera a la prochaine pause'”. En riant je lui avoue que la derniere fois que j’ai entendu cette phrase c’etait de la bouche de 2 Americains le tout premier jour… et que je ne les ai jamais revus….

Bon bin eux non plus je ne les ai plus revu.

Herekino a ete difficile, Raetea l’est encore plus, toujours autant de boue de plus en plus en avancant, beaucoup d’arbres tombes en travers de la trace, a enjamber, ramper en dessous, des lianes qui se prenent dans le sac a dos, dans les pieds… et la nouvelle difficulte c’est que ca ne fait que monter et descendre le long de la crete. Je fais le point a 15h: cela fait deja 6h aue je suis dans la foret, je n’ai fait que 9km sur les 15 avant de sortir de cet enfer vert. Je suis heureux d’avoir le GPS en secours. ca permet de se rassurer quant a sa position, de savoir ou on en est, parce que au milieu de cette junglem pas de points de repere, impossible de savoir ou on se trouve, juste les heures qui defilent a la montre. l’heure tourne, la fin de journee approche et autour de moi pas de point d’eau, pas meme quelques metres carres ou planter la tente, que de la boue, de plus en plus…

Je sors enfin de la foret a 19h, j’ai presque marche 13h aujourd’hui a un gros rythme, avec tres peu de pause… j’ai toujours l’impression d’en avoir en reserve sous le pieds, mais je vois bien qu’qu fil des heures les appuis sont moins surs, je trebuche plus souventm perd parfois l’equilibre dans les pentes glissantse de boue, mes batons me sauvent la mise plus d’une fois.

19h30, j’ai pu me laver au ruisseau, je fais chauffer le diner, le ciel se couvre… et la, je ne sais d’ou… ni pourquoi: je craque… je me met tout simplement a pleurer comme un petit garcon, une immense tristesse me saisit, un enorme trou dans la poitrine, un gros coup de bluesm je pleur… alors que rien ne le justifie… je realise alors que je suis tout simplement creve par cette journee. Physiquement j’ai pourtant l’impression que j’en ai encore a donner, mais psychologiquement je suis a bout… la jungle a ete la plus forte. Je m’endors a 20h30

J8

M’etant couche tot et commencant a prendre l’habitude, je suis leve a l’aube. Le ciel est bien couvert. Il doit rester 2 jours avant Kerikeri. Une grosse matinee en bord de route puis de la piste avant de devoir faire le choix de prendre au coeur de la foret de Puketi ou d’en faire le tour. Le choix repose sur la meteo: la deuxieme partie de Puketi se fait en remontant le cours d’une riviere sur quelques kilometres, en fond de gorges. De fait, un risque majeur en cas de pluie. C’est d’ailleurs la scause principale d’accidents et de deces en Nouvelle Zelande lors d’activite de pleine nature: la traversee de riviere en periode de pluie, ici le sol volcaniaue ne fait pas eponge et losque la pluie est fortem les petits ruisseaux se transforment en torrents meurtriers. Vers Midi, je suis au carefour. A droite la foret, tout droit, le detour par la piste forestiere qui pqrcourt les cretes… Le ciel est couvert, la meteo prevoit de la pluie demain… je prends tout droit. ca me parait long cette piste, mais au moins je n’ai plus les pieds dans la boue. vers 17h je tombe sur un beau ruissea,m je peu faire une lessive et le plein d’eau pour la nuit. Vers 18h je traverse une zone d’habatage, les machines sont a l’arret, les ouvriers partis… je me demande comment il est possible de transformer une foret si dense en un tel no man’s land. 19h, je n’ai toujours pas trouve un endroit ou planter la tente. Les machins ont trace un route de gravats et de pierres a travers la foret mais pas un coin d’herbe ou de terre autre que de la boue. Enfin, dans un virage, derriere un monticule de terre, un ancien sentier. Je plante la tente, il est 20h. Dine. me couche. M’endors. Encore une longue journee

J9

Leve tot comme d’habitude, encore un depart vers 7h30. Tres vite il se met a pleuvoir et ca ne s’arretera plus de la journee jusqu’q mon arrivee a Kerikeri vers 16h. Stop au camping. J’ai prit un lit dans une “cabin”. Une sorte de prefabriaue avec 2 fois 2 lit superposes, une soirte de  bungalow. Je prends pour 2 nuits, histoire de faire une pause demain, bien dormir, faire la cuisine, manger des fruits, des legumes, de la viande. Il pleut encore et toujours. J’ai une pensee douloureuse pour ceux aui sont derriere ;ois dans la foret: les 2 allemands et l’americain juste derriere, le russe rencontree le premier jour a auckland, les deux allemand partis le meme jour que moi du Cap Nord.

J10 : Day off

Au programme: dormir, mettre en ligne mes aventures, manger, dormir, faire une petite balade, faire une petite lessive, une douche, manger, redormir

J11; Lundi 11

Bin finalemet ca sera aussi un jour de repos, parce que je n’ai pas envie de speeder. Je suis du genre a faire des journees enormes de marche, sans m’arreter. Et ce n’est pas bon pour la machine. Ok c’est mon rythme de marche, je le savais. Je pars en pleine forme, sans deniveles, avec un sac plus leger que d’habitude, j’avance comme une fusee. De 25km par jour je suis deja passe a 30 par jour malgres la foret… enfin la jungle…  Mais a la longue je vais user mon corps. Soit il me faut ralentir soit il me faut ammenager des pauses, de la recuperation… on va deja tenter la seconde strategie, car pour ce qui est de ralentir, je crois que c’est lutter contre une certaine nature qui a tendance a etre dans la sur-abondance…. et je ne crois pas en les luttes contre sa propre nature.

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Arrived in Kerikeri. 220km. 8 days of walk + 1 rest day
I crossed the so called “forests” of Herekino, Raetea and Puketi in 4 days… Let’s stop calling it “forest”, just call it JUNGLE.
I walked a lot and fast… maybe too much, i will take 2 days of rest here, don’t want to brake the machine… and the weather is not too good.
I have a friendly thought for Andre (Russian) and his friend, the German couple ( Maria and… I forgot) as well as our Twisted-Ankle American, all in the forest at that time… cause it is pouring rain since yesterday…

Because at that time the track is very hard. Many fallen trees on the track, that you have to climb over or unpack your bag to ramp under. You have to keep an eye on the track not to loose it. The most of all… it is so MUDDY at that time… when i crossed, it was not raining since a week, so if it is raining be prepare for a very though track.
Herekino forest:

not too hard, some water streams to resupply, muddy but not to much, take care in the last steep descend to get out the forest. I almost see the death in the eyes when a dozen of hunting dogs jump out of the forest to me… fortunately i’m used to dogs and knew how to react… and most of all, the 3 locals hunters where just close behind to call their dogs back… (these dogs are raised to kill). Take care there is very few spot for the tent in the forest.
the track between Herekino and Raetea is closed du to logging. Take the bypass that is well indicated (or do like me but do not tell it: cross the logging area very early in the morning before working time)

Raetea
A nice place to camp is along the river close to “Peace of Paradise” private land, the owner is very nice… the sandflies not…
You may think Herekino was hard… be prepare for the worst. You will have to climb and go down on the crest in the mud, ankle deep. The last 5km are the muddiest. Take care there is very few camp spots are nice water supply are very few on the crests. You will find a beautiful grassy place to camp at the end of the forest, with some friendly horses. You will have to walk in a private property just before reaching the road. There is some dogs. They will bark a lot but don’t be afraid they are on their chains. Only one will come close, don’t be afraid, if you pay attention, that a mother protecting her little’s (you will see them running away and hiding)

Puketi
Can’t help because it was starting to rain, so I took the North bypass (not the long south bypass along the SH2). Not navigation problems with the TA map. But very few water supply. Refill plenty at the end of the farmlands once you cross a litle gorges over a bridge, then it’s almost over… You will find a stream after you took the right fork to the crests. Take care of logging area. The built a rocky road, it is very hard to find a place for the tent. The second day it was pouring rain all day long, I’a happy to took the bypass and not the deep Puketi river bed option.

Be prepared for a tough trip, 5 days is planned normally, but if you are a standard hiker, it could be longer… as 1 or 2 (at your best) km per hours in the forest. I you can avoid these sections in wet weather or after rainy days could be good for you. Don’t attend Puketi forest in rain weather to to the risk of flash flood in the gorges.

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