KeriKeri to Whananaki: 308km.

18/10 J9, 8jours de marche + 1 de repos – Kerkeri km220

Arrive a Kerikeri vers 15h30, sous la pluie… pluie toute la journée. Pas malheureux d’arriver a la civilisation. Les 4 derniers jours de foret ont marque tout autant le corps que l’esprit. Camping. Chambre partagée a 4. Au chaud. Mission: douche, courses, manger, dormir.

19/10 J10 : 8 jours de marche + 2 de repos – Kerkeri km220

C’est une journée Off. J’en profite pour aller voir les cascades sous le soleil: Rainbow Falls, j’espère bien y faire de belle photos d’arc en ciel. Pas de chance, du point de vue, j’ai le soleil de face, point d’arc en ciel. Je fais une petite dizaine de kilomètre en me baladant…

20/10, J11 : 8 jours de marche + 3 de repos  – Kerkeri km220

Je n’ai rien fait a part dormir et manger. Le soir, je retourne faire quelques courses pour les jours de marche a venir, juste a cote du camping et c’est alors que j’entend mon prénom derrière moi. C’est Jack, l’américain a la cheville foulée que j’avais rencontre le matin du 16, avant d’attaquer Raetea, en compagnie du couple d’allemands. Il sort tout juste de la foret de Puketi ou il a souffert de la boue et prit pas mal de risque en traversant la rivière durant ce jour de forte pluie. Il est vidé, il a fait du stop entre Puketi et Kerikeri. Il m’apprendra que les allemands, eux, on craque après Raetea, et ont fait du stop pour Kerikeri directement sans passer par Puketi.
“Regarde comme tu es propre!” Je suis en short et en claquette, lui a les traits tires, la doudoune et le bonnet, plein de boue. Je lui indique le camping. Je le retrouve une demi heure plus tard dans ma “cabin”, ca sera mon voisin de lit superpose pour la nuit…. il est en caleçon, l’intégralité de ses vêtements sont dans la machine a laver, le contenu de son sac a dos, sortit, étendu, mis a sécher.
Le soir, je demande a mes 2 colocs chinois de m’expliquer un peu comment ca marche l’écriture chinoise… et nous voici partis pour une bonne heure je cours de chinois a jouer a “devine ce que veux dire ce symbole”. Alors que j’allais me mettre au lit, Corben et Patrick, les deux frères d’Alaska franchissent le pas de la porte pour venir nous passer le bonjour. Eux aussi viennent d’arriver. Je ne les avais pas recroise depuis le tout premier jour du cote du Cap. Concert de ronflement durant la nuit entre Jack et les chinois, heureusement j’ai des boules Quies.

21/10, J12 : 9 jours de marche + 3 de repos – Opuha km246, 26km

A Kerikeri on y fait pousser des Kiwis, des citrons, des oranges… Quand je pars au petit matin cela sent la fleur d’oranger dans les rues. En sortant de la ville, des producteurs vendent leurs oranges au bord de la route. Mais il n’y a pas de boutique, juste les sacs d’orange et une boite en fer pour y mettre l’argent.
Je m’enfonce a nouveau dans la foret, mais rien de comparable avec l’enfer vert. Une belle piste parmi les fougères arborescentes et les marais. Le soleil tape dur ici, la casquette, le couvre nuque, la crème solaire et les lunettes de soleil sont indispensables.
En arrivant vers Paihia le paysage est incroyable, le vert des prairies le bleu du ciel et de la mer… a couper le souffle. J’arrive en ville a l’heure de la sortie de l’école: 4 enfants Maori s’arrêtent a ma hauteur et me pause plein de questions. “et ça c’est quoi? Tu viens d’ou? Toute la nouvelle Zélande a pied? Tu es fou? Tu n’as pas un jouet de France a me donner? Hey tu nous prends en photo?” Moment magique et un peu trop court, ils repartent comme ils étaient apparus.
Camping en tout bord de mer, km247. Un joli oiseau vient tout a cote de moi alors que je fais mes étirements. il est a moins d’un mètre et n’arrête pas de piailler. Je tenterai en vain de le faire manger dans ma main, il laissera une distance minimum de 30cm infranchissable.

22/10, J13 : 10 jours de marche + 3 de repos – Bivouac km279, 33km

Il se met a pleuvoir a peine le sac sur les épaules. Je traverse en ferry pour 1$ la baie de Russel sous des trombes d’eau. La route pour rattraper le sentier est longue. L’étape suivante et la remontée du lit d’une rivière les pieds dans l’eau… en pleine foret, sans sentier… hors il pleut trop pour ca selon moi. Je prends une piste forestière qui rallonge mais permet d’éviter cette section. Apres plusieurs kilomètre il m’est possible de prendre un raccourci par un sentier en foret qui rejoint le trail, je le prends mais ne fait pas 10m que la boue et la pente me rappelle les forets de la semaine passée. Définitivement non ! ca sera la piste.
Une fois la foret de Russel achevée, il se fait déjà tard, et pourtant la journée n’est pas finie… difficile de trouver un endroit ou planter la tente… des prés, des vaches, des kilomètres de clôtures, des panneaux qui rappelle qu’il s’agit de propriété privées. Des maisons isoles dans de piteux états, des gens manifestement pauvre, pour la plupart Maori… je n’ai vu que des Maoris sur les chantiers des routes, ou ouvriers dans le bâtiments, ici ces maisons de bric et broc sont aussi pour la plupart des locaux… rapide état des lieux sociologique…
Des chiens qui jaillissent des propriétés, hargneux a mon passage… non il ne fait pas bon traîner par ici.
J’arrive vers 20h près d’une rivière, loin de toutes habitation. Je me lave a la rivière, lave mes vêtements, et pour la première fois me fait a manger en faisant un feu dans mon réchaud a bois… pas de vent ni de pluie… j’utilisais jusque la mon réchaud a alcool. La nuit tombe, les dernières braises rougissent encore lentement. Un bruit de voiture a une centaine de mettre. Elle s’arrête. Les phares illumine le chemin dans ma direction. J’entends des voies, des trépignements. J’éteins mes braises et ma frontale… Une minute plus tard une voiture passe au pas, le passager braque une lampe torche de part et d’autre du bas cote, ils cherchent quelque chose. Le faisceau de lumière balaye dans ma direction… je passe inaperçu. La voiture s’en va. Quelques minutes plus tard j’entend résonner dans la foret un coup de fusil…
Je n’aime pas les chasseurs… ils disent aimer la nature et les animaux… quand je pense qu’ils disent aussi qu’ils aiment leurs gosses…

23/10, J14 : 11 jours de marche + 3 de repos – Whananaki km308, 29km

Grand soleil des le réveil, longue portion en bord de route… étrange ce trail tout de même… beaucoup de route jusque la. Une belle montée dans les collines m’offre une vue a couper le souffle au milieu des vaches et des moutons. La foret a Whananaki est éprouvante, ça monte dur, ça descend dur et enfin tout remonter a nouveau. Heureusement l’accueil au camping de Whananaki est incroyable et sourire et de gentillesse par les deux gestionnaire. Il me font un prix scandaleusement bas pour la nuit, de même pour un hamburger fait maison accompagne de légumes du jardins. Je prends ma douche, plante ma tente et Andrew le proprio m’amène déjà mon assiette… j’ai craque, je lui ai dit “Je vous aime”… c’était trop bien… il y a ça aussi… moins on a avec soi et plus la moindre petite chose prends a nouveau de la valeur

Pour les photos de ces etapes, rendez-vous sur la page Facebook en cliquant sur ce texte

For those who may have suffered in the Forest between Ahipara and Kerikeri, be quite: it will be better !
East coast just looks like paradise. So may amazing bays. There is still some long road side walk, but not steep and muddy forest.
I definitely walk fast… i have quickly met Ralf Köckler just before Ngunguru. Sorry to Hilton Melva Ward not to have paid a visit as promised… it was to early in the afternoon.

As usual some advices
*The road after the ferry accross Russel inlet is not to long. If there is too much rain for the river bed section, you may follow a small forest track “Russel Rd”‘. After Russel forest it is quite hqrd to find a place to picth the tent. Lot of farmland and private properties. A very nice and quite plqce along Panuruku stream km278

*The bush just before Whananaki is a bit exhausting at the end of a day but YOU HAVE TO STAY at the camping in Whananaki, just before the bridge: cheap price for TA trampers and a perfect burger and fresh vegies from the garden cooked by the most frendly camping owners ever
The Forest just before Ngunguru will remind you some things as you have to cross a small stream. There is a huge erosion and the track deseapear just before reaching the stream. At that point do not follow foot prints leading to the left… take to the right

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