Te Kuiti to Taumarunui : 1100km

19/11 – J41, 31 jours de marche + 10 de repos: Pause a Te Kuiti

La veille au soir, alors que je suis le seul a tarder dans la cuisine collective du camping, un jeune Maori d’une vingtaine d’annee vient pour se faire son diner. Il est grand, athletique, les cheveux et le bouc long, des bras d’athletes et de nombreux tatouges. Il chante a tue tete… nous sympathisons tres vite. Je lui demande d’ou il vient, il me repond qu’il vit ici a Te kuiti depuis 22 ans, puis se corrige “non 20 ans en fait… j’ai fait de ans de prison et j’en suis sortit il y a 2 mois”.
Arf… et pour quelle raison? Il me raconte decontracte qu’il a fait un braquage dans la banque de la ville… Mais c’est une toute petite ville non? Si tu as grandit la, tout le monde connait tout le monde?…. “oui c’est ca le probleme”

Le lendemain alors que je reviens de la bibliotheque municipale pour bouquiner et mettre quelques photos en ligne, des voisins, d’un certain age arrive en voiture devant le cabanon qu’ils occupent au camping. Ils m’invitent a boire une bierre… il est 11h et je suis a jeun… un peu tot pour la bierre. Mais bon, j’accepte l’invitation. Dans le coffre de la voiture, ce ne sont pas quelques bierres mais 4 enormes cartons de bierre fraiches qu’ils en sortent. Je discuterais pendant 3 heures avec ces Maoris et Kiwis… a 13h apres seulement 3 bierres je suis totalement rond… je les remercie et vais me preparer a manger.

Juste en face du camping, sur le terrain de sport, des enfants d’ecole primaire dispute une competition d’athletisme entre ecoles. La quasi totalite sont pieds nus. Moi qui pensait que cela faisait partie d’une facon de vivre, j’apprendrais en fait qu’une grande partie des familles n’ont pas assez d’argent pour acheter des chaussures aux gamins… enfin les gens du coin me dirons que “les familles n’ont pas assez d’argent pour mettre des chaussures aux pieds de leur gamin mais en ont toujours assez pour acheter des bierres et de l’alcool.

Je passerai l’apres midi a la bibliotheque a lire des livres en attendant que les averses passent.
Le soir, a 21h, alors que je suis sous la tente, j’entend une voie femenine qui m’appelle de l’exterieur, c’est Maria qui vient d’arriver avec Andreas au camping. On ne fera que se croiser

20/11 – J42, 32 jours de marche + 10 de repos: 14km le long d’une riviere magnifique

Je me fais deposer a debut du sentier, juste a la sortie de la ville par le proprio du camping. C’est un Maori qui a passe plus de 22 ans a voyager donc 2 ans en france a jouer au rugby a lyon et marseille.
Le depart du sentier debute dans des gorges, pour la premiere fois je vois des falaises de calcaire qui me rapelle les paysages de certains coins de france. Mon chauffeur me raconte l’histoire de ce lieu, dans la region du King Country ou la resistance Maori contre l’envahisseur europeen a tenu bon le plus longtemps. Il m’apprend qu’une centaine de guerrier Maori avait pour base cette gorge et qu’ils avait longtemps resister. Il se met a crier quelques phrase du chant guerrier que vous avez surrement entendu chante par les All Blacks avant un match de rugby. Sa voie puissante se réverbère sur les paroie de calcaire et fait un effet incroyable.
Pendant plusieurs heures je remonterai le cours de la riviere au fond des gorges, ce n’est ni l’ardecheni le verdon mais c’est un des endroits les plus beaux que je pense avoir parcouru. Je me dis alors, que plus je marche ici, plus je realise que les sentiers, les paysages de france que j’ai arpente en france valent vraiment le coup: Les montagnes, les sentiers de GR, les cols, les gorges, la cote bretonne, des paysages divers et magnifiques, de belles forets… Je me pose la question a savoir si je pouvais revenir en arriere et refaire a nouveau des sections du Te Araroa, lesquelles je referai avec plaisir… et bizarrement ce ne sont que des sections de me precedentes randos sur les GR de france qui me reviennent…

Ici sur l’ile du nord, j’ai l’impression de n’avoir eut principalement que de la foret humide ou des kilometres de route en gravier… et de longue plages de sable a n’en plus finir… je prends conscience que je commence a saturer de l’ile du nord et que j’ai hate d’arriver a l’ile du sud… mais j’ai encore 600km a faire. Trop de foret, trop de route… comme si le sentier avait ete trace a la va-vite. cela fait longtemps deja que je n’ai pas laisse echaper un “wouhaouuu!” devant un paysage.
Beaucoup de terrain et de meteo difficle jusque la… c’est la fin du printemps mais il pleut beaucoup et souvent, il ne fait pas chaud et je compte les jours sans pluie. Demain je vais finir la remontee des gorges et je vais retomber sur de la route en gravier pour 40km… cette section dans les gorges ne date que de cette annee et permet d’eviter 30km le long d’une grosse route depuis Te Kuiti… peut etre que dans 5 ou 10 ans le Trail sur l’ile du nord aura enfin resolu ces problemes de sections de route qui evite de traverser des proprietes privees. Le pourcentage de marche sur ou le long de route a ete tres important jusque ici. Mais je m’interdis de faire du stop. Une fois ou deux apres de longs jours d’autonomie, juste avant d’arriver a une petite ville pour me ravitailler, il m’est arrive qu’a une dizaine de kilometre de la ville, le long de la route, une voiture s’arrete a ma hauteur et que le chauffeur me propose de lui meme de me deposer en ville. Dans un tel cas seulement je ne refuse pas la proposition. Jusque la j’ai du ainsi tricher une trentaine de kilometre seulement plus la sortie d’Auckland en train pour quitter l’agglomeration. Je dis tricher, car c’est vraiment le sentiment que j’ai dans de telles occasions. Je ne dois rien ni a personne, je pourrais sauter des sections… mais c’est uniquement envers moi meme que je dois quelque chose… je me triche pour ainsi dire dans de tels cas et je n’aime pas ca.

21/11 – J43, 33 jours de marche + 10 de repos: 20km de route et bivouac dans un pres

Chiant et long.
Comme prevu de la route, en milieu rural, au milieu des parcs a vaches et moutons. Du gravier, des kilometres de gravier alors qu’il y a toute la nature de part et d’autre. Je maudis cette ile du nors, la meteo alterne entre courts rayons de soleil et grosses averses. De plus le sac a dos pese lourd avec 10 jours de bouffe. La carte montre les 40 prochains kilometres en forme de 3/4 de cercle… cette route semble contourner une propriete immense d’elevage ovin et bovin. Ca me gonfle ce genre de detour.
J’etudie la carte et il me semble qu’un petit pointille traverse une foret de pins. Ca me permettrait d’etre enfin dans la nature et de couper un peu plus court cette longue route de gravier. Arrive a une barriere, une sorte de petite piste forestiere s’enfonce dans le bois. Le sol, en dehors de la trace n’est que buissons de ronce d’un metre de hauteur environ. Des ronces a perte de vue. Apres un kilometre, je me ravise, la trave ne m’emmene pas dans la bonne direction. Je fais demi tour, sort la carto, la boussole et le gps pour tenter, en revenant sur mes pas de decouvrir la sente qui devrait partir sur la droite. Des ronces un peu moins hautes que les autres laisse presager une ancienne trace mais qui ne semble plus entretenue. Je me fraye tant bien que mal un chemin dans les buissons de ronces sur une dizaine de metre, mais je dois vite me rendre a l’evidence que je pourrais pas aller bien loin. Les ronces sont impenetrables et je m’ecorche les jambes. Apres 3/4 d’heure de cette aventure, je reviens malheureusement a la route… tant pis pour moi…

Je marcherai ainsi toute la journe sur cette route en gravier, sans croiser autres ames qui vivent que moutons et vaches. La fin de journee approche et pas un endroit ou planter la tente. Vers 19h je saute une cloture pour entrer dans un des rares pres non occupe par des vaches. Je pose le bivouac a l’ecart de la route, derriere un petit talu afin d’etre hors vu de la route. Je n’ai pas envie de me faire deloger par un eleveur de passage en 4×4

22/11 – J44, 34 jours de marche + 10 de repos: encore et toujours de la route, arrivee a Pureora

Encore une matinee de route. Je mange a midi au bord de la route, sous un abris de fortune au milieu de nulle part, une sorte de vieux abris bus fait de quelques planches de bois vermoulues… trop petit pour se tenir debout, envahit par les herbes folles et les toiles d’araignee, mais tout ce qu’il me faut pour me proteger du vent. Des voitures passent a vivent allurent… j’ai l’impression d’etre une petite souris au fond de son trou…
J’arrive vers 15h a un lieu de bivouac ammenager au debut d’une piste de VTT. Pureora, au pieds de ce sommet de plus de 1000m, une base de vtt pour un trail de plus de 85km: le timber trail.

il est trop tard pour attaquer la monter, de plus le temps se degrade vite, le vent souffle en raffale et de gros nuages gris ne presagent rien de bon. La meteo me rappelle Pironga, sauf que la, pour les jours a venir c’est plus de 3 jours a osciller au dessus de 1000/1200m, sans sortie de secours ni autres moyens de contourner… Je suis sceptique quand au programme du lendemain. Je n’ai aucune envie de me retaper de la foret boueuse puis d’etre expose a une meteo difficile en altitude. Il y a bien 3 huttes pour trouver un abris le long du parcours mais elles sont espacees de 6 a 10 heures de marche, ce qui deja en temps normal, par beau temps est une distance importante quand c’est en foret…

Rene, un jeune allemand que j’avais croise il y a quelques semaine arrive lui aussi au bivouac en fin de journee. Alors que j’ai plante ma tente au seul endroit abrite du vent et de la pluie, derriere une grande rangee d’arbre, tandis qu’il y a plus de place qu’il en faut pour planter sa tente a cote de la mienne, il decide de planter la sienne a l’autre bout du campement, expose a vent et a la pluie… je ne comprend pas bien son choix. Etrange personnage.

il est tot, je decide d’explorer les environs. Je croise des Kiwis en camping car, je leur expose mon projet, ils me disent que la meteo des jours a venir n’est pas clemente et que peut etre je pourrais prendre le Timber Trail (TT), la piste VTT plutot que le sentier du Te Araroa (TA). Je me dirige alors vers la base de VTT deserte pour etudier la carto affichee sur un grand panneau. Je prends le tout en photo pour avoir la carte sur moi. Le TT prends a peu pres la meme direction que le TA: sud ouest. Mais si celui-ci evite les cretes, il est long de 85km et finit a 30 ou 40 km de Taumarunui, mon prochain lieu de ravitaillement et surtout au milieu de nul part. 85km, c’est ce que j’aurais a parcourir le long tu TA, 3 ou 4 jours sur les cretes dans la foret. Ca me rajoute donc une bonne 30aine ou 40aine de km, soit 2 bons jours de marche. Je fais le calcul, j’ai heureusement pris 10 jours de bouffe et non pas 8 comme prevu… j’ai donc tout juste ce qu’il faut pour prendre le TT. Je crois que c’est une sage decision.

Je retourne a ma tente mais fait un crocher pour faire part a Rene de la meteo des jours a venir et de la possibilite de prendre le TT pour qui a assez de vivre en plus. Je l’interpelle de l’exterieur de sa tente, il me repond de dessous la toile, mais bien qu’il ne pleuve pas, il ne prends pas la peine de sortir de sa tente, ni meme d’ouvrir la fermeture eclair de son abside. Je me retrouve alors dans une situation qui me semble totalement improbable et tout a fait absurde: Me voici dehors, devant un tente close, accroupi a parler a une toile de tente. Je discute ainsi pour lui passer les infos importantes pendant plus de 5 min. Quel personnage etrange que ce jeune allemand. Decidement il y aura toujours des etres humains pour me laisser dubitatif.

En me couchant, je remet au lendemain ma decision finale, en fonction de la meteo et de mon humeur du moment. J’ai apprit ici sur ces premiers 1000km a etre dans le detachement, de ne pas prevoir ni reflechir longement pour les prises de decision. D’avoir les differents parametres et possibilite mais de ne decider qu’au dernier moment, laisser les choses venir, laisser decider le feeling de l’instant.

23/11 – J45, 35 jours de marche + 10 de repos: 40km sur le Timber Trail

Je pars tot. A 6h30 le ciel est charge mais semble aller vers des eclaircies. La montee du Pureora partage le sentier du TT. Le chemin est large, plat, entretenu, sec, voire gravillonne. Il ressemble un peu a un GR de par chez nous. Quel plaisir enfin de marcher sur une telle trace en foret.
Au moment d’atteindre la bifurcation entre le TT et le TA, je suis rattrape par un marcheur. C’est francois (que j’appelerai a tord “Patrick” pendant 3 jours dans ma tete), il a un look d’aventurier: petit, tout maigre, barbue, les cheveux long, attaches par un elastique au sommet du crane. Il ressemble a Robinson Crusoe.

Il est francais, fait le Te Araroa egalement. Il a commence fin octobre sur un coup de tete, a acheter une tente et un sac a dos et est partit sur le trail en compagnie d’une jeune americaine et d’un suisse. Le suisse a abondonne le Trail la premiere semaine le long de 90 Miles Beach, l’americaine, elle, pleurait tous les jours qu’il s’agisse de sable, de route ou de foret… elle a abandonnee le trail apres Kerikeri apres 2 ou 3 semaines de bravoure. Francois marche tres vite… tres tres vite…. la veille sur la route il a fait environ 50km selon ses propos, en une journee ce qui m’a prit 2 jours et demi depuis Te Kuiti. Je suis surprit de son rythme, je regarde son sac a dos et il me semble tres leger… en fait il me semble vide, un 70 litres a peine remplit. Je regarde le contenu du sac, il me semble etre charger comme je le serai pour un sortie a la jounee en montagne. Il m’avoue qu’il n’a pas grand chose… je le question: pas de trousse de secours, pas de bons vetements de pluis, un sac de couchage vraiment bas de gamme, pas de balise de secours…. Je tombe des nues quant il m’avoue qu’il reconnait ne pas vraiment anticiper comme il faut… et qu’il ne lui reste que 3 carottes et un peu de semoules pour atteindre Taumarunui…. J’hallucine completement…. Taumarunui est a au moins 3 jours de marche….

C’est la premiere personne inconsciente et dans le deni de la securite, de la carto, de la meteo, de l’accident…. que je rencontre. Sans discuter plus avant, je sors mes sacs de bouffe et lui file 2 jours et demi de ration… mais comble du comble Francois est vegetalien…. hallucinant… du coup il ne prendra que mes fruits sec et graines… il a de quoi tenir un jour ou deux.
Je lui propose mon projet de suivre le TT, mais il se ravise, il n’a pas assez a manger, il espere avancer tres vite et rejoindre plus rapidement Taumarunui en suivant les cretes. Je me dis que je ne devrais pas marcher avec un type comme ca. C’est a coup sur le coup d’etre dans une situation merdique au beau milieu de nulle part et de devoir prendre soin, s’occuper ou secourir un autre que soit. J’insiste lourdement pour qu’il accepte la bouffe que je lui donne… il serait partit pour 3 jours en foret en altitude avec une meteo pourrie et seulement 3 carottes et un peu de semoule.
Je prends son numero de telephone, il prevoit de sortir de la foret dans 3 jours au maximum. Je lui dit que si dans les 5 jours a venir je n’ai pas de nouvelles de sa part, j’avertis les services de recherche et de sauvetage. Top la. Nous nous quittons sur la crete. Je prends le Timber Trail.

La journee sur le TT est un vrai plaisir, enfin et pour un fois, j’avance vite en foret, pas de boue, et le sourire aux levres. Le chemin est pitoresque et parfaitement entretenu. Il parcourt d’ancienne piste et tracee de chemin de vers dans les montagnes vers des zones reculees d’exploitation forestiere. Regulierement des panneaux d’informations decrivent la faune, la flore et le passe historique de l’endroit. C’est juste le sentier rever. Tel que je souhaiterai que le Te Araroa soit.

Je fais 40 kilometres dans la journee… un record personnel jusque la. J’ai parcouru la moitie du TT en une journee, 3 ou 4 fois plus que j’aurais pu en faire dans la foret du TA. Je pose le camp a 18h sur une zone de bivouac ammenager a mi parcourt du TT. Alors que le soleil se couche, a contre jour, dans la lumiere rougeoyante, je suis surprit de voir s’approcher une silhouette qui ne semble familiere…. Bin merde alors, c’est francois… mais qu’est ce qu’il fout la… il est creve…. en montant sa tente il me raconte qu’il s’est paume sur le TA, qu’il n’a plus trouve le sentier apres la Bog Inn Hut et qu’alors il a fait demi tour pour reprendre le TT… ce qui la pousse a faire selon moi au moins 50km dans la journee pour arriver jusque la… Il se couchera de suite, sans meme diner.

24/11 – J46, 36 jours de marche + 10 de repos: 45km sur le Timber Trail

En sortant la tete de la tente a 7h ce matin la, la tente de francois n’est plus la. Il est deja parti. Je suis rassure, a son rythme il pourra torcher les 45km du TT qui reste dans la journee, et en prenant ensuite la route il pourrait en stop soit en soiree soit demain matin arriver a Taumarunui… j’ai la conscience un peu plus legere, au moins je n’ai plus a me sentir un peu responsable de lui, ni a m’en faire du soucis.

Ce jour la je torcherai moi aussi les 45 derniers kilometre du TT, sur des ponts suspendus au dessus de gorges magnifiques.

Vraiment je recommande a tout les randonneur du Te Araroa a venir, de prendre ce Timber Trail.

Il me reste 30 km de route en gravier avant Taumarunui. J’y serais demain.

25/11 – J47, 37 jours de marche + 10 de repos: Arrivee a Taumarunui

Le debut de matinee est magnifique sur une petite route de campagne au fond de gorges. Un troupeau de chevres sauvage a elue domicile nocturne au pied de la falaise, sur une etroite vire au pied de la paroie.
Je croise tot un eleveur venu rassembler son troupeau, je lui raconte mon periple et mon projet pour la journee. 2 h de route plus tard alors qu’il me reste 10km avant Taumarunui, un moteur de voiture ralenti a mon approche. C’est l’eleveur qui descend en ville. Il me propose de m’emmener. Je dis oui. A peine quelques minutes se sont elles ecoulees sur la route que devant nous 2 silhouttes se dessinent: sac au dos et pouce en l’air… 2 jeunes randonneurs, du Te Araroa a coup sur.
La voiture stop, ils montent. “ho Loic, on te connais, on a suivit ton blog et tes videos”…. bin merde alors des francais. Mathilde et Sylvio, des ariegeois, des jeunes montagnards comme je les aime. “on a commence apres toi et on se disait qu’on finirait bien par te rattraper”…. ha bon ? pourquoi? vous marchez vite?…. “non, au contraire…. on triche beaucoup”. Effectivement, moi qui fete mes 1000/1100km a Taumarunui, eux ont marche jusque la 600km et en ont shunte 400km. C’est marrant, de tous les randonneurs du TA que j’ai croise jusque la, pas un seul de nous n’a la meme approche du TA, ni le meme projet, les meme justification ou le meme rythme…. chacun sa propre histoire du sentier.

Arriver a Taumarunui, on se dit que c’est une bonne occasion de feter ca. Ce soir ca sera barbeucue en parlant enfin francais, avec de la viande, des bierres et du rouge. Difficile d’etre francais a l’etranger pour ce qui est du fromage et du vin…  qui n’ont de fameux que le nom.

On discutera tard ce soir la, avec un jeune espagnol qui s’etait join a nous. J’ai adore la rencontre d’avec ce jeune espagnol et tout ce qu’on s’est raconte ce soir la. Comme a de nombreuses reprises depuis plus de 2 mois. Un jour peut etre je prendrais le temps d’ecrire le contenu de ces discussions nocturnes le long du Te Araroa ou sur un camping…. des discussions atypiques, profondes, radicales, rares et singulieres… qu’il est si rare d’avoir avec nos soit disant amis…. peut etre faut il etre au bout du monde pour de tels echanges, pour de telles discussions, pour rencontrer de telles personnes….

Des discussions et des rencontres du bout du monde…

26/11 – J48, 37 jours de marche + 11 de repos: Pause a Taumarunui

Vu la meteo des jours a venir, on se dit que traverser le massif volcanique du Tongariro n’est pas une bonne idee, des precipitations et de forts vents avec neige a 1200m alors que nous devons monter au dessus de 1900m n’est pas du tout sage…. ca serait gacher la beaute de ce parcourt et meme un peu dangeureux… enfin un peu trop

En faisant des courses en ville, Mathilde et Sylvio on croise Francois, il est arrive la veille et s’est arrete au premier motel qu’il a croise sur son chemin. Tout se petit monde se retrouve et on decide alors de faire la descente de la Whanganui en canoe… meme si la meteo n’est pas bonne, elle est passable pour cette aventure de 5 jours sur la riviere, pour plus de 150km de pagaie. Francois attend l’arrivee de la jeune americaine, surrement se joindra t elle a nous.
En ville nous tombons sur Maria et Andreas, qui viennent tout juste d’arriver a Taumarunui, eux aussi, comme Mathilde et Sylvio ont beaucoup tendu le pouce pour venir de Te Kuiti. En moins de 2h de temps toutes cette equipe a fait des courses pour 5 jours et a reserve son trip en canoe…

7 hikers du Te Araroa reunis pour les 5 prochains jours sur la riviere… c’est la premiere fois en 1100km je partage l’aventure avec autant de monde et pour autant de temps.

Les photos de cette aventure sur le lien suivant

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